Ce séjour organisé par le club des Cent Cols est l'occasion de terminer ma collecte des BPF du Comté de Nice (département des Alpes Maritimes) en alternant les sorties en solo ou avec les copains.
Sur la route de Gilette je m'arrête dans les Alpilles pour réaliser un circuit que j'avais depuis longtemps dans les cartons.
Départ de Maussane les Alpilles direction les Baux de Provence en faisant un détour par le pas du Chevrier. Le col de la Vayède offre une belle vue sur les Baux et son château.
Une petite descente et hop c'est reparti pour l'ascension du pas des Plaines.
J'effleure ensuite St Rémy de Provence en direction d'Eygalièrs pour viser le pas de la Figuière.
Dans la descente sur Aureille je croise un rallye de voitures d'un autre temps.
La dénivelée est désormais derrière moi, le pas de Clavel et le col de Mélet n'étant que des taupinières.
Après une dernière étape de voiture je retrouve les copains du club des Cent Cols à Gilette.
Nous sommes quatre à partir à l'assaut de La Brigue à partir de Sospel : Polo, Robert, Patrick et moi.
Nous attaquons sans échauffement la montée des cols du Pérus puis de Brouis sans oublier au passage le col muletier du Baus de Nèya.
Après la descente sur Breil sur Roya l'ascension vers La Brigue est un long faux plat d'une dénivelée supérieure à 500 m. Nous y pique-niquons après le pointage du BPF.
Nous retournons à Breil sur Roya pour attaquer le col de Brouis par son versant est, plus dur que celui du matin. Au sommet, plutôt que de redescendre directement sur Sospel nous partons pour une muletade sur de belles pistes, en pneus route pour Polo et moi, qui nous permet de franchir les cols des Termes, de Paula puis la colla Bassa avant de retrouver la route près de Piène Haute.
Au col de Vescavo nous partons chercher en aller-retour le Valico di Olivetta avant de retourner à Sospel où nous sirotons un demi pêche bien mérité !
Les prévisions météo étant mauvaises pour l'après midi je décide de faire un petit parcours de semi-repos d'autant que les cols de la Lombarde et de la Bonette sont fermés.
Je pars d'Isola et remonte la vallée de le Tinée jusqu'à Saint Etienne de Tinée où je pointe le BPF.
Au retour je prends le chemin des écoliers en poussant jusqu'à la station de ski d'Auron et son col éponyme.
Il ne me reste plus qu'à me laisser glisser jusqu'à Isola que je visite avant de déjeuner.
Nous partons de Lucéram à l'assaut du Turini et de l'Authion. Je suis accompagné de Fred, Bruno, Christophe, Philippe et Guy qui nous accompagne en VAE. Qui a dit que les Cent Cols n'acceptent pas les VAE ?
La montée vers Peïra Cava, BPF du jour, est rude mais permet d'enfiler les cols comme des perles : colla del Anchière, col St Roch, baissa de Mandaour, baisse de la Cabanette, sans oublier pas de la Grau, col "banlieusard", muletier sur une centaine de mètres.
Avec Guy nous pointons le BPF. Je suis personnellement déçu par le village quelconque qui m'apparaît « has been ».
Passé Peïra Cava, la pente s'adoucit jusqu'au Turini que nous n'atteindrons qu'en début d'après-midi. En attendant nous musardons comme le lièvre de la fable en allant chercher les muletiers proches de la route (je suis en vélo de route) : la baisse de Peïra Cava, la gorge de Tenne au pied de laquelle nous déjeunons puis la baisse de Patronel.
Arrivés au Turini le brouillard monte et l'atmosphère se rafraîchit.
La pente est nettement plus raide pour monter à la baisse de Camp d'Argent. Nous sommes désormais dans le brouillard pour atteindre la baisse de Tueis et le col des Mille Fourches.
La descente est très froide et Guy a la bonne idée de nous offrir un café qui va se transformer en chocolat chaud au bar de Peïra Cava où nous avons pointé à l'aller.
La baisse d'altitude aidant il fait ensuite meilleur pour apprécier la longue descente technique truffée d'épingles vers le passo di Greisant puis le pas de l'Escous.
Nous y attaquons un aller-retour vers le col de l'Orme, la baissa di Trana et le col de l'Ablé. Un dernier effort nous permet de décrocher le raide et touffu passo di Baja
Il est tard quand nous rentrons à Lucéram ce qui nous prive malheureusement de la traditionnelle bière !
C'est en solo que je fais ce parcours loin de notre camp de base et peu fourni en cols.
Parti de Gréolières je débute par une longue descente frisquette où le coupe-vent est apprécié. Je suis désormais dans la vallée du Loup, au pied de la principale difficulté du jour : le col de l'Ecre et ses 650 m de dénivelée. Ce col se monte en trois temps : une première partie qui permet de s'extirper de la vallée, un replat d'un ou deux kilomètres avant Gourdon puis la montée finale jusqu'au col.
Une courte descente mène à la vallée de Caussols après laquelle je retrouve une route empruntée dans les années 80 lors d'Antibes Thonon qui me permet de franchir le col de la Sine. Je la quitte avant le col de Castellaras pour aller chercher le pas de la Selle. J'arrive peu après à Andon où je fais la pause méridienne face à l'Ubac du Bas Thorenc.
Je repars doucement en montant à la station de l'Audibergue pour accéder au col muletier du Fossé. Une légère descente et je retrouve le goudron tout près du col de Cornille.
Une longue descente me ramène à Caille où le col Bas, le bien nommé, est vite avalé.
Le retour vers Gréolières les Neiges constitué de multiples faux-plats me paraît longuet mais la récompense est enfin là : la dernière descente sur Gréolières me permet d'en prendre plein les yeux au point de faire plusieurs arrêts pour admirer les roches, les panoramas et enfin la vue plongeante sur Gréolières.
Je fais aujourd'hui équipe avec Polo et Robert. Nous partons de Valdeblore par une agréable piste forestière goudronnée par endroits. Nous dominons vite notre point de départ avant d'atteindre le premier col, la colleta del Rens.
Les cols se succèdent sans grande difficulté : col de la Séréna, col de Clamia puis collet du Puel où nous faisons une pause.
A la reprise Polo se sent tout léger et pour cause puisqu'il doit faire demi-tour pour récupérer son sac laissé au col. La montée vers le col de la Madeleine est longue mais reste facile sauf pour la dernière encablure qui demande plus d'efforts. Nous pique-niquons au col un des points hauts du jour.
Nous continuons vers le col de Varaire gardé par des chevaux qui ne sont pas farouches.
Nous restons à niveau vers les cols du Faux et de la Colmiane où nous jouissons d'un magnifique panorama.
Nous nous séparons : Polo rejoint directement le col Saint Martin pour monter depuis Saint Dalmas aux baisses della Coste Baudina et del Rajuus pendant qu'avec Robert nous descendons pointer le BPF de Saint Martin de Vésubie via La Couletta et Venanson. Nous y terminons tous les deux la province du Comté de Nice.
Des travaux gigantesque sont en cours pour consolider le cours de la Vésubie, Saint Martin ayant été dévasté par une crue phénoménale ayant emporté routes et habitations.
Après avoir pris un pot nous attaquons courageusement l'ascension du col Saint Martin et ses 500 m de dénivelée. Le col est le siège de la station de ski de la Colmiane.
Nous n'oublions pas au passage de gratter le col du Suc avant de redescendre aux voitures où nous retrouvons notre ami Polo.
La collecte des BPF environnants étant terminée, je me laisse tenter par le circuit routier du jour (R5) organisé par le club qui a l'avantage de partir de l'hébergement.
Les premiers kilomètres font rallier la banlieue nord de Nice par la vallée du Var. La piste cyclable fermée par endroits oblige à prendre la route principale, heureusement équipée d'une bonne surlargeur. Il faut traverser le Var pour rejoindre les hauteurs de Colomars où je franchis successivement Le Collet puis La Baisse. L'aller-retour au col du Sapet permet de croiser plusieurs confrères dont le tandem parisien.
Le parcours se poursuit en dégringolant des hauteurs de Nice Bellet vers Nice Madeleine en passant sous l'impressionnant viaduc de l'A8. Le départ de la montée du col St Pierre esst raide avec des épingles enchâssées dans les habitations. La suite est une succession de faux plats jusqu'au col d'Aspremont, nouvel aller-retour lieu synonyme de rencontres confraternelles dont Jean-Yves qui sort de nulle part.
Je fais le plein d'eau au complexe sportif d'Aspremont car la température monte.
La Baisse qui suit est en contre-bas de Castagniers, elle aussi en aller-retour. Pendant que je casse la croûte sur le chemin du retour je vois Jean-Yves réapparaître. Nous échangeons quelques mots.
Je retrouve le tandem au col de l'Olivier. Nous roulons en papotant en direction de la colla di Bellard. Nous nous séparons sur la route de Levens d'où on redescend sur la vallée du Var sans oublier au passage le col di Pertus (S2).
Il ne reste plus qu'à remonter au centre de vacances, 200 m de dénivelée en 4 km avec une pente régulière.
Le pot de départ a lieu en fin d'après-midi, occasion de remise de brevets et diplômes.
Sur la route du retour je m'arrête à Agay pour faire un parcours bondé de cols 😊 au coeur de l'Estérel.
La monté jusqu'au col Notre Dame, au pied du pic de l'Ours , permet de franchir six cols en un peu moins de 300 m de dénivelée : les baisse de l'Aire et des Crapauds, le col de l'Evêque, la baisse des Sangliers, le col des Lentisques et le col Notre Dame, le tout au milieu de paysages parsemés des roches rougeâtres caractéristiques de l'Estérel.
La descente sur Le Trayas est elle aussi fructueuse avec quatre cols au programme : col Martin, du Trayas, des Monges et de Théoule.
Après quelques kilomètres de route côtière avec de la circulation je bifurque vers le pas de Saint Barthélémy en doublant de nombreux promeneurs.
De là j'enchaîne le col du Canairet, la baisse de Théole et le col du Rendez-vous. Lors de l'aller-retour vers le pas du Prince je rattrape trois randonneuses qui m'interpellent :
- on est perdues ! On veut aller à Agay. - là vous allez vers le nord alors qu'Agay est au sud ; c'est pas bon! - oui mais y a un panneau « voie sans issue » pour descendre - je pense que ça doit passer
Je les redouble à la fin de mon aller-retour et les entends dire derrière moi : « le monsieur y va dans la voie sans issue, on va le suivre ». Il y a effectivement une barrière en bout de piste mais il suffit de passer dessous pour passer son chemin.
De retour à Agay je me dirige vers le col du Dramont mais je me retrouve devant une barrière de lotissement privé. Je tournicote et vois un cycliste sortir. Je l'interpelle : il me dit que je peux passer. Un portillon me permet ensuite de sortir vers la montagne me donnant le sésame pour aller au col de Dramont puis au col des Ferrières. Le retour se fait sans problème via les portillons réservés aux piétons.
Une sortie extraordinaire de 20 cols en seulement 45 km et 950 m de D+ dans un superbe décor !